Bien que des mesures de confinement strictes aient été adoptées dans le monde, le Covid-19 a en parallèle provoqué des crises économiques et sanitaires. Comparé à la crise de 2008, les banques jouent un rôle essentiellement différent. Il y a de cela 10 ans, le secteur financier était considéré comme la source des problèmes, les actions de certaines banques ont provoqué également un effondrement financier.
À l’heure actuelle, au bord d’une crise économique majeure, les banques devraient se décider au plus vite d’aider les entreprises qui ne peuvent pas rembourser leurs prêts ou leurs dettes après la récession.

La politique du taux d’intérêt négatif

Les banques européennes bénéficient de règles plutôt flexibles depuis quelques semaines déjà, et ce sont ces règles leur ont permis de financer des prêts aux ménages ou aux entreprises. En fait, parce que les taux d’intérêt ne sont pas gratifiants pour les banques, la BCE paie désormais la banque pour qu’elle agisse en tant que prêteur. En retour, ces aides publiques attendent une forme de responsabilité.

Les banques belges sont d’ailleurs déjà dans cette course d’entraide. En plus du paiement différé des « mauvais prêteurs », largement critiqués, les banques subiront également des pertes allant jusqu’à 3 % en raison des nouveaux besoins de financement, de tous les nouveaux prêts et des lignes de crédit à court terme. De plus, la moitié des pertes sera à la charge de l’État, qui sera également supportée par le secteur bancaire. D’où l’importance capitale de l’engagement.
Mise à part cette politique d’entraide, la BCE, les gouvernements européens sont toujours à la recherche de solutions afin d’éviter de nouvelles retombées négatives sur l’économie et la finance, et surtout éviter à tout prix que les banques  s’exposent à de nouvelles situations qui pourraient leur rendre encore plus vulnérable qu’elles ne le sont déjà.